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Partager ses données
Le mouvement d’ouverture de la science ne se limite pas aux publications. La bonne gestion et le partage des données apparaissent aujourd’hui comme l’une des clés du progrès de la recherche scientifique.

Ouverture des données et validation de la science

On peut définir les données de recherche comme les éléments factuels (textes, données chiffrées, mais aussi images, sons, etc.) produits, observés ou collectés par le chercheur et utilisés comme sources principales pour la recherche.

Ces données sont essentielles pour permettre de corroborer ou de réfuter les théories scientifiques : il importe donc de favoriser leur accessibilité afin de garantir l’intégrité des résultats publiés et de permettre une relecture ouverte de la science.

Le mouvement d’ouverture des données rejoint les évolutions actuelles de la publication scientifique : les revues proposent aujourd’hui aux chercheurs de lier aux articles les données qui en sont le socle.

Les solutions de stockage et de partage existantes

Open data (vert)Outre les entrepôts généralistes tels Zenodo, HAL ou encore Figshare qui promeuvent le dépôt de données de recherche sous des formes variées (images, vidéos, cartes, sons, etc.), de nouvelles applications web comme Dataverse offrent aujourd’hui des services d’identification, de stockage et de partage de données de recherche structurées. 

NAKALA, une plateforme maintenue par l’infrastructure Huma-Num, permet le dépôt, la documentation et la diffusion des données de la recherche en SHS. Le portail international Dryad favorise la diffusion des données dans les domaines scientifique et médical.

Le répertoire re3data brosse un large panorama des entrepôts de données existants dans le monde, classés au choix par pays, par discipline ou par format de données.

Un outil : le plan de gestion de données

Le partage des données de la recherche financée sur fonds publics répond à un souci de transparence et d’éthique scientifique. Il soulève de nombreuses questions juridiques et pratiques.

La rédaction par les chercheurs d’un plan de gestion de données (appelé DMP pour « Data management plan ») à l’attention des financeurs – recommandée dans le cadre des projets européens H2020 – permet de lever ces interrogations. Ce document récapitule les objectifs du projet et précise le type de données impliquées ainsi que les moyens et responsabilités mis en œuvre pour les recueillir, les conserver et les diffuser dans le respect du droit.

Différents services ont été créés pour assister les chercheurs dans la rédaction de plans de gestion de données. Le portail OPIDoR fournit par exemple aux chercheurs un outil collaboratif permettant de rédiger des PGD conformes aux préconisations des financeurs.

Pour toute précision, on consultera la plateforme d’information et de veille sur les données de la recherche maintenue par le CNRS et d'autres organismes de recherche, ainsi que le service de formation à distance DoRANum. On pourra également se référer au guide Réaliser un plan de gestion de données publié en 2015 par Sorbonne Paris Cité.

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